Le monde part en vrille. Et quand on dit à certains de contrôler les battements de leurs pulsions érotiques, ils y voient une intrépide volonté de faire barrage à la satisfaction de leur appétit libidineux. En attendant que chacun vérifie toujours l’âge pour s’assurer s’il doit différer ses escapades sur les terres saintes et sacrées, le train de la loi ravage tout sur son passage, et n’abandonne personne sur le quai des excités ambulants. Nos enfants s’excitent trop et celui qui saute les clôtures sera pris comme un maraudeur.
La dépravation sexuelle est banalisée de plus en plus et c’est peu de le dire. Beaucoup de jeunes filles perdent souvent ce qu’elles ont de plus cher à un âge où elles n’ont pas encore fini de téter. Au maquis, dans les kiosques, en boîte de nuit, dans les kermesses, dans les maisons inachevées ou les appartements meublés, les jeunes ados sont vent debout contre l’abstinence.
Tout commence souvent par un show piscine, où un jeune qui n’a rien encore accompli si ce n’est dompter le taux de pourcentage d’alcool des canettes de Vody, se laisse emporter par les attirances d’une enfant qui n’a pas encore 18 ans.
En rebelle aguerri, Django passe par les moyens subtils pour « marmailler » la petite. Lui c’est un caïd. Il n’en est pas à sa première victime. Il sait que tôt ou tard, la petite Jessica va céder. Il l’enflamme d’abord avec quelques jeunes poulets sur le côté, lui fait goûter quelques gouttelettes de bière à forte dose pour la réveiller un peu, la gifle avec des billets craquants frauduleusement soustraits des énormes poches de son papa (…) et hop !
Si l’on était dans une société dénuée de règles, que les gens s’envolent jusqu’au 67e ciel n’aurait gêné personne. Mais à partir du moment où nos jeunes sœurs sont touchées par ce que l’on appelait anciennement « les choses d’adultes », il sied de rappeler que le marteau du juge existe toujours, et qu’il peut sévir à n’importe quel moment lorsqu’il est saisi de cette affaire. Récemment, du 7 avril au 7 mai 2026, le Tribunal de grande instance Ouaga 2 ouvrait une session extraordinaire pour juger des dossiers criminels.
Bon nombre d’entre eux portaient sur des affaires de viol. Si ce n’est pas un jeune qui pensait agir avec consentement, c’est un autre qui terrasse un casier entier de bière, se livre à ces actes peu glorieux, et affirme qu’il n’agissait pas sous l’effet de l’alcool. Le point commun de de toutes ces affaires qui écument nos palais, est que les victimes sont en bonne partie, des mineures.
Dans la plupart des affaires de viol sur mineur, c’est souvent l’homme qui est embastillé. Si cela ne suffit pas à convaincre les amateurs de « chair fraîche » de leur forfaiture, qu’ils ne s’étonnent pas lorsque le train de la justice passera devant leur porte. À côté de ces fripons, il y a ceux-là qui savent qu’ils jouent avec le danger. Mais puisqu’ils sont bêtes comme un seau vide et aiment le goût du risque, qu’ils s’apprêtent aussi en conséquence car, comme le dit un adage populaire : « Celui qui pète bruyamment dans sa chambre, doit s’assurer de n’avoir pas la diarrhée chez le chef. »
A bon entendeur, salut !
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Source : Lefaso.net

